Corrado Malanga – Magie, mère de science et religion

MAGIE, MERE DE SCIENCE ET RELIGION:

VERS UNE NOUVELLE COMPREHENSION DE L’UNIVERS

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par Corrado Malanga – 09 Avril 2004

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Un graphique pour décrire la compréhension de l’Univers dans le temps.

On parle beaucoup, en ces temps-ci, d’une nouvelle façon de voir les choses qui s’avèrerait nécessaire pour comprendre à fond l’Univers qui nous entoure.
L’homme, lors de son évolution, a modifié son rapport avec l’Univers, vu comme un ensemble géométrique à l’intérieur duquel il se situe. Cela, naturellement, s’est vérifié parce que l’homme n’a pas toujours été en mesure de comprendre, ou, pour mieux dire, l’état de compréhension des choses que l’être humain met en œuvre actuellement n’a rien à voir avec ce qu’il disposait ne serait ce que il y a quelques années.
Si l’homme apprend, il acquiert des meilleurs instruments et voit, on est d’accord, les mêmes choses qu’il voyait auparavant, mais d’une façon essentiellement différente.
D’un point de vue purement mécaniste nous pouvons dire que l’homme, celui qui, pour notre cas, représente l’observateur du phénomène physique, est en mesure, en fonction des conditions préalables qu’il possède, de décrire de manière tellement différentes le même objet observé que deux descriptions du même objet, fournies en deux moment différents mais lues pas mal de temps après par un chercheur ignare, induiraient celui-ci à les interpréter comme concernant deux réalités complètement différentes.
Pour faire un exemple banal nous pouvons examiner le concept suggéré par l’apparition d’un éclair et examiner son évolution dans le temps.
L’homme primitif, dépourvu des connaissances de la Physique, voyait probablement dans la foudre une manifestation du monde divin.
Avec les siècles l’observation de la foudre a acquis des nuances toujours plus nettes et aujourd’hui elle nous apparaît comme une décharge électrique entre le ciel et la terre, puisque entre ces deux éléments s’accumulent, dans des conditions particulières, de fortes différences de potentiel.
Cette façon d’interagir avec la nature ne nous étonne pas et nous est utile pour comprendre aussi de quelle manière notre cerveau, avec ses modèles mentaux, s’adapte aux situations en fonction de son niveau de connaissance.
Particulièrement difficile résulte la phase de l’observation du phénomène physique pour la quelle on est déjà conscient de son existence, mais on ne possède encore pas les conditions préalables pour en identifier la nature.
Il existe, en effet, une période temporelle où le problème n’existe pas: quand nous ne sommes pas encore aperçus qu’il existe un phénomène à étudier. En cette condition nous ne posons pas de problèmes, nous n’étudions pas le phénomène et nous ne se creusons pas la tête pour trouver une explication de quelque chose dont nous ne soupçonnons pas encore l’existence.
À l’instant même où vous vous apercevez de l’existence d’un phénomène inattendu, mais que vous n’avez pas encore pu identifier, vous vous trouvez immédiatement à utiliser, d’un coté les modèles mentaux déjà appris et à rejeter l’existence du phénomène même en disant à vous même que vos sens, vos instruments et ainsi de suite, se trompent; d’un autre coté vous avez envie de créer des univers pourvus de nouvelles règles, réalisées exprès pour que le phénomène que vous avez observé puisse y trouver sa place à l’intérieur.
Phénomènes qui ne sont pas pris en considération par la science officielle tout simplement parce que celle-ci n’en a pas encore conscience, comme, par exemple, ceux de nature paranormale, les ovnis, les fantômes ou autres phénomènes de ce genre, sont un exemple de ce que nous venons de dire et celui qui, au contraire, c’est déjà aperçu de leur existence n’a, par ailleurs, que peu d’instruments pour la démontrer.
Après cette période, plus ou moins longue, on passe, sans hésiter, à la reconnaissance de l’existence du phénomène et, dorénavant, on se rapproche progressivement, de façon plus ou moins rapide mais toujours asymptotique, à sa juste interprétation.
Si, dans un graphique cartésien classique, nous traçons une droite horizontale qui indique le 100% de la compréhension du phénomène, tandis que sur l’axe x on situe le temps, avec le zéro en correspondance de l’instant où la présence du phénomène même est perçue, le graphique qui décrit sa compréhension dans le temps se rapprochera progressivement à la droite horizontale, bien qu’étant toujours sous celle-ci. Si elle parvenait à la toucher on aurait la compréhension totale du phénomène que nous étudions et cela nous est interdit par la Physique moderne; cette interdiction est liée à l’existence du principe d’indétermination d’Heisenberg.

Pour être bref, ce principe énonce que, si nous essayons de connaître avec la plus grande précision une caractéristique particulière d’une chose, on ne peut pas s’attendre, en même temps, des données précises qui concernent ses autres caractéristiques.
Si, par exemple, on connait parfaitement l’énergie d’une particule élémentaire, on ne connaitra pas sa position exacte dans l’espace (imaginez-vous dans le temps – N.d.A.), pour être encore plus précis il faut observer que la fonction mathématique qui décrit le processus de compréhension du phénomène physique comprend une composante oscillatoire.
Cette composante fait en sorte que la fonction se lève et s’abaisse, de manière plus ou moins évidente, vis à vis du graphique construit par moyen du processus mathématique de best fitting.
Le caractère oscillatoire de la compréhension du phénomène autour d’une position moyenne signifie que, avec le temps qui s’écoule, il est tantôt perçu de façon plus précise, tantôt de façon moins précise, pendant que nous nous rapprochons, à chaque oscillation, un peu plus à sa correcte interprétation. Les oscillations ont une ampleur de plus en plus petite, mais avec une fréquence en croissance avec le temps qui s’écoule, c’est à dire, pendant que nous nous rapprochons de plus en plus à la compréhension finale du phénomène, sont de plus en plus fréquentes de petites corrections, en contraste avec les quelques, mais grandes, variations de compréhension qui se manifestent tout de suite après la découverte de l’existence du phénomène même.
Ce graphique représente donc l’évolution du système perceptif de l’homme et, par conséquent, de sa capacité de connaître ce qu’il peut observer autour de lui, en accord avec la superposition des systèmes inductif et déductif et ceux divergent et convergent qui plaisent tellement à Piajet.
Ce n’est nullement vrai que l’homme apprend à travers une simple séquence d’expériences disposées de manière telle de lui permettre d’augmenter sa propre connaissance d’un phénomène de façon linéaire, séquentielle dans l’espace et dans le temps, comme voudraient nous faire croire certains physiciens mécanistes modernes. Pour ces derniers un observateur peut acquérir conscience d’un phénomène uniquement en passant à travers une séquence d’étapes disposées comme les lettres de l’alphabet: vous ne pouvez pas comprendre le phénomène G si précédemment vous n’avez pas fait l’expérience F et ainsi de suite.
Toutefois ceci est en contraste évident avec ce qui se passe dans la réalité, c’est à dire que les plus importante découvertes scientifiques, pour ne pas dire toutes, ont lieu pendant que l’inventeur s’occupe d’autre chose, en un moment où il ne pense nullement à une expérience de ce genre. Il est clair que les découvertes sont faites en utilisant une autre procédure.
Je fais référence, particulièrement, à cette partie du graphique qui représente le moment où le phénomène est perçu par l’observateur; à ce moment il n’y a encore aucune règle qui le décrit, par conséquent il n’y a même pas un projet quelconque qui puisse être mis en action pour identifier quelle expérience est plus indiquée pour comprendre quelque chose.
Cette condition se rapproche beaucoup à un moment d’illumination et certainement pas à un moment où l’on exploite nos expériences d’études effectuées pendant de maintes années de travail, comme aimeraient nous faire croire les physiciens mécanistes.

Savant moderne ou inadapté social?

J’ai trouvé quelque part amusant d’exposer plusieurs fois l’analyse de la psyché de différents hommes de science, mais pas pour cela savants, qui nous montrent pourquoi ils se sont souvent dédiés aux sciences difficiles, considérées « occultes » par les communs mortels.
Il arrive souvent d’étudier la Physique parce que l’on est pas en mesure de nous mettre en relation avec les autres, ainsi nous croyons qu’après, nous pourrons parler avec eux comme si on était un prêtre d’une ancienne secte inconnue, où on est les seuls à comprendre nos propres paroles, surmontant de cette façon la peur d’une éventuelle incompréhension.
L’incompréhension serait justifiée par la difficulté d’une matière que seuls les élus peuvent comprendre; par conséquent nous nous auto-proclamerons élus.
En réalité le physicien moderne s’est véritablement placé tout seul dans la condition d’élu, en se renfermant dans une cage dorée à l’intérieur de la quelle la communication avec les autres est barrée par le langage initiatique utilisé.
Par ailleurs cette attitude nait de la peur de communiquer à travers le langage commun, parce que, descendant sur le territoire qui appartient à tout le monde, probablement le physicien moderne devrait reconnaître son incapacité à avoir des relations avec les autres.
Donc pour le physicien le fait que la compréhension soit à la porté de plusieurs personnes (si non pas de tout le monde) ne doit absolument pas exister mais uniquement pour ceux qui ont étudié longtemps dans des centres d’études « autorisés » .
Admettre que plusieurs personnes puissent comprendre signifierait démolir le mur de protection qu’il a construit pour se défendre. Physicien ou chimiste, celui-ci (le scientiste) perd, ainsi, le contact avec la réalité qui l’entoure, en se montrant capable, effectivement, de traiter des données même de façon complexe, mais aussi
totalement incapable d’observer l’univers qui l’entoure, avec lequel il ne sait plus se mettre en relation depuis longtemps.
Le scientiste échoue, donc, justement là où il voulait émerger. Si il voulait être l’anneau de conjonction entre l’Univers et le commun mortel, eh bien, il ne peut plus l’être, parce que il n’écoute pas, il ne regarde pas, il ne s’aperçoit pas de l’Univers, étant essentiellement peureux de s’exprimer et d’interagir avec ce qui est en dehors de lui.
Le syndrome de peur du scientiste mécaniste se déduit, après, par son amour outré pour les algorithmes mathématiques, en gros pour les formules. Son amour pour cet aspect de la science galiléenne surgit du fait que l’existence même de la formule met le scientiste devant le fait accompli: non pas devant à l’incertitude sur comment vont les choses dans l’Univers, mais à une certitude qui élimine ab initio l’existence d’un éventuel libre arbitre.
De toute manière la Physique classique, comme celle relativiste que quantique, nie l’existence du libre arbitre et ce point ferme, pour le scientiste moderne et galiléen, est la garantie que tout ira selon les règles prédéterminées par les lois physiques.
Tout nait du désir de réduire ses responsabilités devant les hommes, soutenant que, si les choses vont ainsi, ce n’est pas de la faute ou pour mérite du savant, mais uniquement des formules mathématiques qui décrivent le phénomène physique examiné.
De cette façon le savant moderne, totalement réduit de la responsabilité de ses propres actions, étudie « choses » sans s’intéresser de « comment » les « choses » seront ensuite utilisées.
Qu’il s’agisse de la pollution, au clonage, aux aliments OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) au projet secret MKultra (Mind Control) le savant moderne étudie et c’est tout, et possède une attitude totalement aseptique envers le reste du monde.
Le savant « parfait » n’a pas de cœur et ne fait pas retentir la sonnette des sentiments, parce que, en faisant cela, il rentrerait en contact avec la société avec laquelle il ne peut pas se mettre en relation par peur de résulter inadapté envers celle-ci; il transforme son incapacité de communiquer en une qualité absolument désirable.
Ainsi le physicien à tendance à étudier un phénomène à travers les formules mathématiques, arrivant même à soutenir qu’il existe uniquement parce que il existe une formule qui le décrit et oubliant que la vérité consiste justement en son contraire, c’est à dire qu’un phénomène existe en soi-même, mais il n’est absolument pas dit qu’il puisse être décrit par n’importe quel algorithme mathématique. De la même façon un psychiatre peut parvenir à soutenir qu’il ne doit pas y avoir de rapport émotif entre lui et son propre patient, qui doit être soigné de manière aseptique pour éviter les processus de transfert et contretransfert parfois présents dans des thérapies comme l’hypnose et même dans les simples thérapies de soutient psychologique. L’historien peut faire autant, en soutenant la nécessité d’étudier les événements et de les reporter de la façon plus chronologique et aseptique possible, pour convaincre son propre lecteur qu’il est impartial quand il raconte les événements.
Cette tendance est ancienne et consolidée, bien que, il y a quelques décennies, Heisenberg, physicien des particules, par ironie du sort marxiste déclaré, ait découvert le principe d’indétermination: une relation mathématique d’après la quelle les formules sont essentiellement imparfaites, pour ainsi dire, toutes fausses.

Heisenberg contre Einstein de même que Samson contre le Grand Khan?

Heisenberg même, comme nous l’avons déjà dit profondément marxiste et donc déterministe, se plaint, dans ses mémoires, du fait qu’une telle découverte soit arrivée exactement à lui, qui le bouleverse intérieurement et détruit ses certitudes idéologiques plus enracinées.

Heisenberg

La découverte du principe d’indétermination représente une épine dans le flanc de la Physique moderne, qui ne sait pas pourquoi il existe, ne sait pas comment l’interpréter du point de vue physique et ne sait rien sur l’indétermination et ce qui la provoque.
De l’autre coté de la barricade se trouvait l’idée d’Einstein que Heisenberg se trompait, car Dieu ne joue pas aux dés!

Albert Einstein

Au coté opposé de la barricade, qui divisait jadis la science en deux factions et qui divise encore à nos jours les savants de la planète, se trouvaient, et demeurent toujours, les physiciens quantiques.
Ces derniers, glissant sur l’inconvenance de la science moderne, restaient en attente de leur futur messie, qui, sous forme d’une nouvelle mathématique, aurait remis les choses à leur place. Ce messie n’est toujours pas arrivé et aucun des physiciens de nos jours s’est pris la peine de prendre en considération le fait que, peut-être, il y avait une erreur de fond, remontant à la source de toute la physique, celle de ne pas vouloir regarder au sens qui se cache derrière une formule et de ne pas vouloir interpréter les écritures sacrées représentées par les lois de la Physique, du moment que cette interprétation ne peut être que subjective.
Si la science équivaut à regarder de manière objective et non subjective, cette dernière approche doit être nié pour toujours aux physiciens.
En demandant des éclaircissements à certains chimistes quantiques de mon département sur la signification de certaines formules qui concernent le comportement des électrons, mon sang se gela quand ils me répondirent de la même façon qu’aurait fait Khomeini pour défendre ses dogmes religieux.
La question était pourtant simple: que devient un électron pendant le passage d’un orbital à un autre? La Physique nous dit ce qu’il y a avant et après, mais non pas ce qui se passe au milieu, parce que elle fait défaut de formules, d’algorithmes.
La réponse fut que je ne devais pas m’occuper de ce qui se passait au milieu et que, au contraire, en essayant de le comprendre, j’aurais couru le risque de devenir fou.

Quiconque se sert de formule…

Donc, une fois terminée la garantie de la formule, terminée la recherche.
Cette attitude, comme nous le verrons plus bas, est la même de celle qui caractérise la religion, à partir de laquelle la science, de façon erronée, essaye de se séparer.
Einstein était, au contraire, profondément convaincu de l’existence de dieu et lui donnait la responsabilité d’avoir créé l’Univers avec toutes ses règles. Pour Einstein interpréter les lois de l’Univers signifiait comprendre dieu, tandis que Heisenberg, de son point de vue totalement athée, demeurait momentanément vaincu, parce que le scientisme marxiste ne tenait pas debout.
D’après Einstein, il suffisait de réciter les formules mathématiques pour regarder Dieu dans les yeux. Mais Einstein aussi devra subir une dure défaite: voyons de quelle façon.
Newton, qui découvrit la prétendue force de gravité, pensait que, du moment que le compte y était, sa formule devait être juste, par conséquent étant juste la formule, la théorie aussi l’était et on pouvait dire que la force de gravité existait, parce que existait une formule qui décrivait le phénomène physique qui l’avait inspiré.
Quelques années plus tard Einstein inventait la plissure de l’espace-temps: ce qui décréta la mort de Newton! Les forces n’existaient plus, ne parlons pas de celle de gravité.
Wimberg, dans une de ses publications scientifiques populaire, déclarait: ¼ il n’y a aucune raison pour que les pommes tombent parterre… donc la formule existait, mais le phénomène physique décrit par celle-ci n’existait pas! Après quelques années après l’invention de la courbure de l’espace temps, Einstein était complètement bouleversé par les nouvelles théories, qui affirmaient qu’il n’y a aucun espace-temps qui se courbe, et que si l’espace-temps doit forcément exister, celui-ci ne bouge pas et ne se courbe pas d’un cran.
Il s’agit aussi d’événements quotidiens, pendant que la NASA essaye encore de mesurer de petits effets de la relativité générale, essayant de faire cadrer les choses, e surtout les formules, qui, au contraire, commencent à ne plus cadrer.
D’un point de vue purement philosophique ce qui arrivait (et arrive) à la Physique et à toute la science, était (et est) que la certitude que l’existence de formules mathématiques puissent donner une garantie de vérité, s’écroulait (et s’écroule toujours) devant à l’inaptitude totale des formules mathématiques à décrire l’Univers.
D’un coté, en fin de compte, Einstein dit que l’Univers ne peut pas être observé avec clarté, parce que tout est relatif, et de l’autre Heisenberg soutient que, pendant que nous observons quelque chose nous la perturbons, de telle façon qu’elle se présente de manière nettement différente de ce qu’elle est en réalité.
Ces deux affirmations déchiquètent la méthode galiléenne!
La science moderne fait dire à Galilée que la première chose à faire est celle d’observer le phénomène physique et de bien le décrire, ensuite de le reproduire aussi au laboratoire et enfin de créer l’algorithme qui le décrit. Mais si le phénomène physique ne peut pas être correctement décrit comme est écrit aussi dans les formules d’Einstein et Heisenberg, à quoi ça sert de nous servir des formules de la Physique, si non pour dire que les formules de la Physique ne sont plus nécessaires?

L’Église ne reste pas sans rien faire

L’Église, peu importe laquelle, est à la religion ce que l’Université est à la science. Certainement qu’une fois, comme nous le verrons d’ici peu, ce n’était pas comme ça.
L’Église n’a pas besoin d’algorithmes mathématiques, parce que Dieu a créé sans aller d’abord à l’école. Le fait de croire que l’Univers a été créé avec un texte de Physique à la main équivaut à considérer Dieu sous la coupe des principes et des formules mathématiques qu’Il à créé Lui-même.
Ceci est inacceptable, parce que, si la science considère ses algorithmes, les colonnes de son existence, l’Église est bâtie sur les Mystères de la Foi, immuables colonnes portantes dont les fondements reposent sur le constat d’un état acquis.
L’attitude de l’ecclésiastique ne diffère pas, donc, de celui de l’homme de science.
Les deux ont besoin de quelque chose qui les protège: qu’il s’agisse d’une loi physique inéluctable, ou d’un mystère de la foi: d’un coté le verbe des Lois de la Physique et de l’autre la Parole de Dieu Créateur, qui devient elle aussi Loi.
Pour les hommes de l’Église la responsabilité des événements appartient à Dieu et cette attitude démontre encore une fois le manque de capacité de l’homme d’assumer ses propres responsabilités dans la gestion de ses actions.
Si je suis Bouddhiste et je fais un péché, c’est parce que la Divinité veut que moi, en péchant, je comprenne où est mon erreur, et donc, dans sa bonté infinie, Elle ne m’empêche pas de pécher et je dois la remercier si je dois me réincarner à nouveau.
Si, par contre, je suis Musulman, quand je tue quelqu’un c’est parce que le bras de Allah a guidé mon action. Si Allah n’avait pas voulu que je tue quelqu’un, il m’aurait arrêté. S’il ne m’a pas arrêté, alors Allah est d’accord et a utilisé uniquement mon bras, mais… mais la cause de tout ça, ou pour mieux dire, le mérite est de Allah, dont je représente uniquement un humble serviteur, je termine moi!
Si je suis Catholique on me dit que je possède le libre arbitre et je peux pécher ou ne pas pécher, mais Dieux sait déjà, dès le début de la création, que je pécherai; cependant il me crée quand même et ce n’est pas de ma faute si j’irai à l’enfer.
Comme vous voyez, n’importe quel croyance religieuse j’adopterai, je pourrai toujours me mettre à l’abri et donner la faute de ce qui se passe au Dieu Créateur, en me déchargeant, ainsi, de mes immenses responsabilités que, par contre, l’homme se traine depuis toujours derrière lui.

Église et Science filles de la même Mère

L’Église se situe entre l’homme et le divin et gère le rapport entre ces deux entités.
L’Église se caractérise par la présence de prêtres, qui comprennent les règles et les font suivre. Faire suivre les règles signifie les faire respecter et faire en sorte qu’elle ne changent jamais, parce que la règle est la parole de Dieu, et donc immuable: il n’est pas pensable, en effet, que Dieu dise quelque chose qui, avec le temps se révèle incorrect et doit être corrigé après.
La science se situe entre l’homme et le Cosmos, c’est à dire la Création, et gère les rapports entre l’homme et l’Univers, administrant les lois qui sont appelées Lois de la Physique et que seuls les scientifiques comprennent complètement, de la même façon que seuls les prêtres comprennent complètement les écritures sacrées.
Les autres hommes doivent être uniquement pendus aux lèvres de ceux qui servent d’intermédiaires entre l’homme et Dieu ou entre l’homme et le Cosmos.
Les lois de la physique sont immuables et ne peuvent pas changer à notre goût; penser qu’elles puissent changer peut nous laisser croire que parfois deux lois en contraste peuvent également être valables, ou bien que nous avons des lacunes où nous ne disposons pas de lois.
Pour la science tout ceci est impossible, parce que cela équivaut à admettre qu’ils existent des points dans l’Univers qui ne sont pas sous contrôle du scientiste-prêtre.
L’Église récompense et puni pour Dieu; la science récompense et puni pour l’Université. Pour pouvoir être récompensé vous devez être conforme à la règle, tandis que si vous en échappez vous serez condamné (comme a dit Max Weber).
Ce procédé, qui tient beaucoup de la politique et est très peu démocratique, est, en réalité, conséquence d’une loi historique d’après laquelle celui qui se trouve au pouvoir le défend avec toutes ses forces. L’Église et la Science défendent donc leurs positions respectives contre quiconque met en action un processus de révision qui puisse provoquer un changement des dogmes de l’Église ou des Lois de la Physique.
Si des changement ont eu lieu dans le passé, ces derniers, néanmoins, ont été gérés à l’intérieur des deux Pouvoir, qui, à travers quelques conciles ou quelques congrès scientifiques, ont établi que tel dogme n’était plus valable, ou bien que telle loi de la Science était obsolète.
Ces actions ont toujours été accomplies avec très peu de publicité: on lave son linge sale en famille.
Science et Religion, c’est à dire le pouvoir du monde matériel et celui du monde spirituel, utilisent donc les mêmes méthodes et ont les mêmes buts, bien qu’étant en une opposition historique entre elles?
En réalité cette « Opposition Historique » n’existe pas et est uniquement apparente, elle dérive d’un accord tacite qui se base sur la séparation des pouvoir.
Le fait de parler de séparation des pouvoirs sous-entend peut-être que, jadis, la séparation n’existait pas?
Oui: c’est exactement ça.
Il y a très longtemps l’Église et la Science étaient, génétiquement, une seule chose, la Magie!
L’Enchanteur était celui qui, si d’un coté représentait la Science, de l’autre avait aussi en main le pouvoir de la Religion. Tout ça parce que les lois qui gouvernaient le monde étaient, bien que mystérieuses, les mêmes lois qui permettaient de parler avec Dieu.

Merlin l’enchanteur

L’art de la divination servait pour jeter un coup d’œil, en quelque sorte, dans le futur et qui, si non Dieu, aurait pu faire une telle chose? Certes pour faire cela il était nécessaire de connaître les lois qui gouvernent la magie, qui étaient les mêmes de celles qui gouvernaient les Dieux.
Paolo Aldo Rossi, dans un de ses articles titré « Fra « scienza » e « magia »: dal cosmo ordinato alla natura magica «  (Entre « science » et « magie »: de l’ordre du cosmos à la nature magique – N. du T.), estime que, à l’époque de la Grèce antique, les Dieux et les hommes vivaient sur la Terre et étaient soumis aux mêmes lois. Les Dieux étaient perçus comme des êtres supérieurs, et non pas comme créateurs du cosmos, et restaient de toute manière en dehors du cosmos même.
En ce contexte les lois qui étaient valables pour les hommes l’étaient également pour les Dieux.
Voilà ce que dit Rossi:

« Cette loi universelle, en mesure d’opérer en tant que principe unifiant et élément ordonnateur de tout l’univers, devait être à l’abri de n’importe quelle tentative de violation. Dans la mythologie ancienne les Erinnyes (les femmes-gendarme sévères de Diké) ont le rôle de personnifier la puissance députée pour défendre les normes et, donc, à la garde de l’ordre naturel et social. L’ordre nécessaire est absolument inviolable,c’ est la loi naturelle qui fait en sorte que l’univers soit réglé d’après la justice; aucune action peut le briser, aucune volonté peut le plier, même le dieu ne peut pas s’y opposer. Quand l’homme devient hautain et devient jaloux des dieux, quand l’hubris l’atteint, pour l’envie de leur pouvoir il conçoit alors l’intention de « aller au delà », de briser l’ordre établi. À ce moment là intervient le phthonos, la lois du talion, l’inéluctable punition qui ne pourra jamais se transformer en pardon, du moment que sa fonction est celle de recomposer l’ordre que l’intention (non pas l’action) de l’homme avait essayé de briser…»

À une époque, donc, les lois qui étaient valables pour la science étaient les mêmes de la religion, mais, si si c’était le cas, nous devrions nous demander pour quelle raison aujourd’hui science et religion se sont séparées et semblent se battre. J’ai écrit volontairement « semblent », parce que il est impossible que les deux opposants, qui obéissent aux mêmes lois, puissent réellement s’opposer l’un l’autre uniquement parce que ils portent des noms différents. En effet l’opposition entre Science et Religion est purement symbolique (non pas idéologique) et est, en réalité, fausse.
Pour comprendre mieux la situation il faut éclaircir et remonter à la raison qui donna origine à cette dichotomie entre Science et Religion: à un moment donné de notre histoire est née la nécessité pratique de diviser en deux parts un unique gigantesque pouvoir, de construire deux pouvoirs là où avant en existait un seul. C’est la même raison qui pousse aujourd’hui à la séparation des carrières des magistrats, ou bien à la réforme universitaire où on veut séparer les carrières du personnel administratif de celui scientifique. Laisser tout le pouvoir en main d’une seule personne, comme nous avons vu, ne jouit guère au pouvoir même, qui se sclérose en une seule position dominante et ne permet à aucun de le contraster.
Une façon de changer cette situation est celle de séparer les pouvoirs de manière telle que, une fois ces derniers séparés, ils se contrôlent et se modèrent de façon réciproque, mais produisent aussi un chiffre plus importants de places de commandements, bien que moins puissants, mais toutefois de haut niveau en tant que impliqués dans les décisions importantes, réduisant ainsi, le mécontentement de ceux qui, autrement, n’auraient pas eu accès à la gestion du pouvoir.
Le pouvoir total devient, de plus, ingérable: plus est grande la boite que l’on dirige, plus on a besoin de collaborateurs et, si on n’accepte pas cette réalité, la boite est destinée à faire faillite rapidement, parce que un seul chef ne pourra jamais faire face ayant succès aux milliers de problèmes qui surgissent jour par jour.
La séparation des pouvoirs de l’Enchanteur était pratique aussi pour le pouvoir politique, parce que, avant la séparation, c’était l’Enchanteur, en tant que prêtre et scientifique, qui avait une certaine épaisseur dans les décisions politiques à détriment du Roi ou Prince désigné, qui souvent devait accepter son ingérence. Subdiviser le pouvoir de l’Enchanteur et ne plus avoir un seul conseiller, mais deux, servira aussi pour augmenter le pouvoir politique, en utilisant l’astuce que les anciens romains exprimèrent à travers le dicton Divide et impera (diviser pour mieux régner N. du T.).
La subdivision de l’unique pouvoir de l’enchanteur en deux pouvoir séparés devait, cependant, être justifié aux yeux de ceux qui, de l’extérieur, assistaient à cette fracture et une justification devait être créé. Cette création est une émanation de la pensée philosophique, en effet il fallait changer la façon de voir les choses et, surtout, il fallait commencer à considérer les Dieux et l’Univers non pas comme une seule chose mais comme deux entités différentes.
La divinité fut, ainsi, placée en dehors de l’Univers, telle une entité qui n’avait plus rien à faire avec la nature, bien qu’elle en demeurait créatrice indéniable, très proche et à la fois très lointaine au point de ne s’apercevoir presque même pas de ses propres créatures.
C’est le moment où le Créateur et les Dieux deviennent une seule chose, mais il faut remarquer qu’auparavant ce n’était pas ainsi: le Créateur était le Créateur et les Dieux étaient semblables à des surhommes, pourvus de super-pouvoirs, qui géraient aussi les affaires des hommes. Le Créateur était super partes et, probablement, il était également inconscient de sa propre création. Les hommes et les Dieux étaient, par conséquent, sous la volonté du Créateur.
L’homme demeurait prisonnier d’une boite sphérique appelée Univers, de la quelle encore aujourd’hui il ne peut pas et ne sait pas sortir, parce que les lois de la Physique moderne le lui interdisent.
Ce moment historique est celui où, d’après moi, se situe la distinction entre la pensée philosophique de Platon et les idées d’Aristote, le moment où l’on sépare les chose du ciel de celles de la terre, qui avant étaient une seule chose.

Raffaello Sanzio: L’École d’Athènes (fresque de la Stanza della Segnatura, Palais du Vatican – détail). À gauche Platon indique le ciel, en tenant dans les mains le livre du Thymée, tandis que à droite Aristote tient le livre de l’Étique et indique la terre.

À partir de ce moment la dichotomie créera un gouffre qui deviendra immense et la façon de voir la réalité deviendra double: faut-il utiliser l’hémisphère droit du cerveau où le gauche? Il faut être rêveur et créatif ou bien pragmatique et lié aux règles?
Jusque là on essayait d’avoir les deux caractéristiques et non pas une seule.
Certes avant manquaient les règles rigides d’une vision aristotélique du monde, mais non pas parce que les règles n’existaient pas, simplement parce que il n’était pas nécessaire d’écrire des règles qui étaient dans l’homme et dans l’univers. L’homme, tout simplement, les lisait avec ses sens et puisait, de l’Univers qui l’entourait, les sensations dont il avait besoin pour comprendre les choses.
L’enchanteur savait faire tout cela avec habilité, et savait, tel un moderne sorcier, se mettre en relation avec la nature et donc avec les Dieux, devenant lui-même un être supérieur.
Pas tous étaient pourvus de cette sensibilité e pas tous pouvaient devenir Enchanteurs.
L’Enchanteur n’était pas élu pour ses propres mérites mais uniquement parce qu’il était tel génétiquement. Forcément cela ne pouvait pas être accepté par celui qui voulait commander sans en posséder les prérogatives.
On devient savant parce que on étudie et tous, en principe, peuvent le devenir. On devient prêtre par élection au rang et tous, en principe, peuvent le devenir.
On découvre, donc, que, même si la génétique puni l’homme, l’homme élève soi-même au rang d’être supérieur, utilisant des règles qu’il a construit lui-même.
Mais une fois les règles établies nous découvrons que pas tous peuvent accéder au rang de prêtre ou savant: si vous voulez devenir tel vous devez respecter les règles et être accepté par la société. Si vous n’en faites pas partie vous êtes ennemis, et vous êtes exclus de l’ascension au pouvoir, qui, dès l’origine, a comme propre but fondamental de se conserver à vie et de manière immuable (comme disait Max Weber).
Mais il s’agit justement des règles de nos jours! Exactement! Aujourd’hui l’homme est loin de la Magie et est livré à une dichotomie cérébrale qui lui offusque la compréhension du monde.
Loin d’une vision unitaire de l’Univers, l’homme moderne perd l’opportunité de voir l’Univers, et donc aussi soi-même, comme un être divin, délégant prêtres et savants pour le sauvegarder des incertitudes de la vie.

Vision d’une Magie moderne

Si nous demandons aujourd’hui ce qu’est la Magie, nous découvrons que très peu de personnes possèdent les qualités requises pour comprendre de quoi il s’agit, tandis que les définitions de Magie sont nombreuses et même en opposition entre elles.
On peut entrevoir différents courants de pensée qui situent le terme Magie dans la sphère du nébuleux monde commercial, où l’enchanteur devient un charlatan qui dispense des illusions, qui comble le vide laissé vacant par la psychothérapie moderne, incapable de relier les rapports entre médecin et patient justement parce que parcourir cette voie équivaut à utiliser la sensibilité de l’hémisphère droit du cerveau et abandonner la voie de la rationalité de l’hémisphère gauche, si chère à Aristote et, après, à Galilée. Magie, pour quelqu’un d’autre, signifie ésotérisme, les deux termes, en réalité, n’ont jamais été, historiquement, si éloignés l’un de l’autre. La Magie acquiert le signifiant de « caché », « pour quelques élus » qui suivent la règle du groupe. J’ai déjà fait remarquer, cependant, que la Magie se trouve en dehors des règles, du moment que si un monde constitué de règles est bon pour dé-responsabiliser l’homme, en lui arrachant complètement le libre arbitre, un monde où la règle n’existe pas est celui qui laisse la place au miracle. Indiquant avec ce terme la magie qui se produit quand l’homme se souvient et comprend qu’une fois il était comme Dieu.

De ce point de vue la Magie devient une sorte de religion, de secte, où on mélange, souvent volontairement, des idées qui exaltent l’amélioration de l’homme et des divisions banales de pouvoirs très matériels et pragmatiques.
À cette manière de voir les choses appartiennent les loges de la franc-maçonnerie du monde entier, parmi lesquelles nous pouvons citer: le Groupe des Illuminati, le Groupe Bilderberg, le Club of Rome, les Chevaliers du Saint Graal, le Nouvel Ordre Mondial, la CIA, aujourd’hui, de la même façon que les SS nazis pendant la dernière guerre mondiale, nées comme secte religieuse à la recherche de la vie éternelle et uniquement après reconstituées comme groupe militaire.
La Magie devient synonyme de « sorcellerie » dans son acception négationniste, à l’intérieur de la quelle celui qui détient le pouvoir l’utilise pour en avoir encore plus.
Un élément constant qui caractérise toutes ces façons de vivre une fausse magie est la présence du rite sacré, à travers lequel le miracle s’accomplit grâce à l’application stricte des règles: le miracle de transformer, à travers le geste, l’homme en un être supérieur, diable quand il s’agit de magie noire, ange quand la magie est blanche.
Nous verrons que la présence du geste est décisive pour la Magie originaire, mais il faut tenir compte du fait que, à nos jours, l’enchanteur, qu’il soit charlatan, sorcier ou affilié, à presque toujours oublié totalement à quoi sert le geste et, surtout, ce qu’est la Magie en réalité.

Les Sorcières pour l’Église sont, typiquement, des femmes, parce que en elles demeure le mystère de la naissance, pouvoir qui échappe aux règles ecclésiastiques, et qui, par contre, ont tendance à avoir pouvoir sur la vie et sur la mort.

Le sorcier retient, de manière naïve, de devoir être respecté parce qu’il laisse croire aux gens qu’il possède un pouvoir divin, le charlatan exploite la naïveté des gens pour obtenir du pouvoir matériel et à la fin l’affilié croit que, à travers certaines pratiques, il arrivera lui aussi à atteindre ce pouvoir qui n’appartient pas à tout le monde, mais uniquement aux élus (d’après les règles qu’il a construit lui-même N.d.A.), cependant les choses ne sont pas du tout ainsi.
La Magie ne se caractérise pas par la présence de règles et ne sert pas pour atteindre le pouvoir, parce que, comme soutient Kal de Bibrax:

Le véritable Enchanteur à atteint une condition de divin détachement et désintérêt pour les choses matérielles; pour cette raison il n’a pas besoin de soumettre aux propres désirs les forces de la nature, bien qu’il en ai indiscutablement les capacités et les possibilités.

De manière erronée on assimile l’Enchanteur à l’alchimiste, qui, toujours à travers les règles, en ce cas clairement oubliées et qui appartiennent à une science cachée et ancienne, essaye de se transformer en homo alchemico perfecto.
En effet Eliphas Levi écrit ceci en Histoire de la Magie:

le « grand agent magique » est symbolisé par l’image « solve » et « coagula », qui indiquent respectivement la voie solaire et la voie lunaire de l’opération magique, c’est à dire deux phases de purification et d’action. Voilà, donc, «l’ arcane » mystérieux de la Grande Œuvre…

Parmi toutes les approches possibles à l’identité oubliée de la magie, l’alchimique est, au moins d’après moi, celle qui se rapproche le plus à la réalité.
Si d’une part l’erreur de l’alchimie consiste à poursuivre l’idée d’une magie particulière que l’on obtient à travers les règles (qui est représentée, symboliquement, avec la redécouverte de l’arbre de la vie éternelle, qui permet que l’homme-plomb devienne homme-or, c’est à dire de se transfigurer en être immortel représenté par le Dieu qu’il doit retrouver en soi-même), de l’autre tout le monde alchimique met en évidence le manque du souvenir de comment, où et quand exécuter la magie
même. On passe alors la vie entière à la recherche de la règle perdue, n’ayant pas saisi que la Magie n’est pas une Règle.
De n’importe quelle manière on interprétera la Magie, on s’aperçoit que nous recherchons quelque chose d’ancien et oublié, qui, bien que nous essayons de nous en souvenir (pour parler de manière aristotélique ou galiléenne), nous n’arrivons pas à récupérer.
Selon moi il est impossible de se souvenir de quelque chose qui n’a jamais existé, c’est à dire la règle dans la Magie, de même que nous ne pouvons pas nous souvenir que cette chose n’existe pas, parce que cette information représente l’amalgame qui liait science et religion, quand elles étaient unies.
Une fois la séparation accomplie, l’amalgame qui liait les hémisphères droit et gauche de notre cerveau a été détruit aussi, amalgame qui symbolise la capacité à faire les miracles.
Il n’y a donc aucun espoir pour les ésotéristes les plus impénitents, si jamais ils désirent poursuivre l’idée de devenir enchanteurs, à moins de vouloir oublier Aristote et Galilée, outre la dichotomie entre Église et Science, en sortant de la condition de schizophrénie qui les tenaille. Andrea Bosso écrit en effet:

La magie est cet ailleurs vertueux où celui qui ose réaliser soi-même et le monde… n’importe où il y a opposition entre deux modèles de pensée qui sont inconciliables entre eux. Il existe une troisième possibilité non contemplée, qui prend le nom de magie. Une possibilité qui brise les catégories précédentes et les falsifies.

Ainsi celui qui ne comprend pas ce qu’est la Magie, se jette contre elle uniquement pour ne pas perdre le pouvoir qu’il a obtenu à partir de la mort de la Magie.
De la même façon l’Église condamne la Magie et les Papa boys écrivent que:

… la Magie est un piège… la magie concerne les actions et les comportements rituels avec lesquels l’homme essaye d’avoir pouvoir sur choses et événements qui généralement se trouvent en dehors de son rayon d’intervention.

En effet pour les homme de l’Église Dieu seul doit avoir ce pouvoir de domination et non pas l’homme: Dieu, l’enchanteur par excellence.
La science est privée du pouvoir qu’appartenait une fois à l’enchanteur et le CICAP (Comitato Italiano per il Controllo delle Affermazioni sul Paranormale) met en évidence les charlataneries anti-scientifiques de ce qu’il retient, erronément, être la Magie.
Peu de gens véritablement bien informés savent que la Magie n’était pas considérée par l’Église ancienne de la même façon que pourrait faire aujourd’hui Comunione e Liberazione:

…L’Église interdit tout ce qui se réfère au « spiritisme » et l’invocation des défunts et signale le danger de l’occultisme en général; elle considère tout ceci comme œuvre du diable. Est-ce vrai? Et pourquoi? Avec quelles limites, en quelle mesure un croyant, un bon catholique qui ne veut pas s’opposer à l’Église et sa foi, qui ne veut pas « pécher », qui ne veut pas troubler sa propre conscience, peut s’occuper des phénomènes paranormaux et de tout ce « monde » tellement étrange et inusuel?…

Tiré de: n.2, année V, mai 1997, de « La Ricerca psichica », de Felice Masi.

La véritable Science sait qu’il s’agit de bien autre chose, comme Giordano Bruno le savait bien aussi en écrivant son texte fondamental « De Magia » que vous pouvez trouver, en latin, à la page internet http://www.esotericarchives.com/bruno/magia.html.

Giordano Bruno

Tommaso Campanella, dans son œuvre titrée « La città del Sole », semble en avoir aussi une bonne connaissance.

Tommaso Campanella

Cette phrase est attribuée à Einstein, qui aujourd’hui travaillerait surement en tant que croupier au casino (d’après un article titré « Fisica ed esoterismo »):

« Les théories de Bohr sur la radiation m’intéressent beaucoup, néanmoins je ne voudrais pas être obligé à abandonner la causalité stricte sans la défendre plus tenacement de ce que j’ai fait jusqu’à présent. Je trouve absolument intolérable l’idée qu’un électron soumis à radiation décide de sa propre volonté non pas seulement le moment où il va « sauter », mais aussi la direction du « saut ». si c’était le cas je préfèrerais être croupier dans un casino plutôt que physicien ».
http://xoomer.virgilio.it/paaccom/Fisica_ed_Esoterismo.htm

La véritable magie et son unique forme: le langage

la tentative de récupérer l’idée de Magie passe à travers la ré-interprétation des écrits des anciens alchimistes, qui, comme nous l’avons vu, cherchaient quelque chose sans plus se souvenir de quoi.
L’alchimiste nous apparaît comme un Enchanteur spécialisé à accomplir une seule magie, la transformation du plomb en or; toutes les autres sortes de magies ne lui intéressent pas, tandis que celle-ci est considérée par lui comme la magie des magies, à travers laquelle l’homme se transforme en Dieu, l’homme n’a plus besoin de rien d’autre.
Si nous prenons à examiner les pratiques alchimiques accomplies pour effectuer la transformation du vil plomb en or précieux, nous comprenons que, en réalité, le plomb comme l’or n’intéressent guère l’alchimiste, mais que les deux métaux sont utilisés comme symboles d’autre chose. Le mimétisme a été tellement bien fait que non seulement il n’a pas été découvert, mais, à travers les siècles, nous avons oublié aussi bien ce qu’il cachait que, justement, il s’agissait d’une couverture.
Le langage hermétique, accessible uniquement aux initiés, a subi le sort d’un mot-clé oublié dans un fichier de l’homme-ordinateur. Mais comment un ordinateur peut se souvenir d’un mot de passe (il suffit de la demander à l’ « administrateur »), notre cerveau peu aller rechercher le fichier qui conserve intacte cette information bien que des siècles se soient écoulés.

Comment est-ce possible?

Cela est possible si on considère le langage alchimique, qui est magique uniquement en partie, comme un langage universel. Du moment que l’alchimiste croie que son langage est volontairement hermétique, et donc non accessible à tout le monde, il se coupe lui-mémé toute possibilité d’obtenir l’information fondamentale.

Feu Air Eau Terre

Mais si l’alchimiste s’arrêtait pour un instant de faire son travail et devenait Enchanteur, il découvrirait à ce moment que son langage est universel, et non pas seulement pour certains.
Un langage universel, qui décrit pour chacun d’entre nous l’Univers est, par contre, en mesure de fournir des réponses pour chaque individu, tout simplement parce que nous pouvons les lire dans les plissures de l’Univers magique.
L’homme et l’Univers sont la même chose?
Est-ce possible atteindre depuis l’Univers même l’information qui nous manque, qui sera bien interprétée parce qu’il existe un seul langage?
Un langage unique nous permettra de ne pas nous égarer dans cette Babel dont la véritable signification symbolique est justement la représentation de la dichotomie entre Dieu et l’Homme, qui étaient, jadis, une seule chose.
Dieu ne veut pas que l’homme construise une tour qui atteigne les cieux et donne la possibilité à l’homme de remonter (s’élever et devenir comme Dieu – N.d.A. ) vers Lui pour voir comment il est, mais il s’agit ici d’une histoire pour les pauvres d’esprit, vu que le récit est une allégorie de la tentative de l’homme de devenir comme Dieu, tandis que Dieu ne veut pas partager sa propre condition avec l’homme.
Je parle de langage et de symboles: il faut donc en déduire que le langage magique est un langage symbolique?
Non, absolument pas, parce que le langage de Dieu fait abstraction du symbole, et le crée lui-même. Il faut nécessairement que nous nous attardions sur la signification symbolique du langage et sur ce que nous pensons qu’il soit, parce que à travers le langage Dieu crée l’homme, mais avant d’affronter le sens de cette dernière phrase il est indispensable que nous approfondissons le terme « langage ».
le Langage dont je fais allusion, avec un L majuscule, a des propriétés magiques, donc il est compréhensible pour tous, parce que ce langage appartient à tout le monde (nous pouvons donc l’appeler universel).
Il ne s’agit pas d’un langage phonémique, qui, par contre, est un sous-produit du langage iconographique, créé par la couleur, qui est à son tour créé par le symbole, qui nait directement de l’archétype.
Nous pouvons facilement bien identifier ce qu’est une couleur ou un phonème, mais la signification plus profonde d’archétype nous échappe.
L’archétype est une forme sans contenu, du moins selon Giorgia Moretti et Mario Mencarini dans « Alle soglie dell’infinito » (p. 148 et suivantes). E.i.p.
Cette définition, assez moderne, peut être encore améliorée en termes mathématiques-géométriques, d’après lesquels l’archétype serait un opérateur mathématique qui agit sur les lieux Espace, Temps e Énergie, en les transformant en tout ce que nous pouvons imaginer.
Les archétypes seraient responsables donc des transformations dans l’Univers, ou pour mieux dire de ses lieux, et le résultat de ces opérations serait la mutation des champs électrique, magnétique et gravitationnel.
L’archétype est donc le principal et unique moyen de réalisation du miracle.

Le sens du geste et du phonème.

Dans toute sorte de magie ce qui compte est la forme rituelle: on a jamais vu un enchanteur qui fasse une magie ne bougeant pas et sans parler et on se devrait se poser la question du pourquoi.
Par chance la véritable signification du rituel est inconnue pour beaucoup parmi ceux qui essayent encore aujourd’hui de redécouvrir, à travers les rituels, certaines formules magiques qui permettent la réalisation de la magie.
Cette attitude place de façon erronée l’homme devant la Magie: dans la Magie il n’y a, en effet, aucune formule, donc à quoi servent les rituels et que représentent-ils?
Certains pensent s’en tirer à bon compte disant tout simplement que les rituels magiques sont des actions sans absolument aucun sens que l’enchanteur, étant un mystificateur, exécute pour tromper soi-même et les autres, afin d’acquérir pouvoir, argent, prestige: se serait uniquement du cinéma!
Pas trop éloigné de cette interprétation pourrait se trouver le prêtre officiant un office religieux quelconque, qui peut aller de la messe catholique à un rituel tribal chamaniste.
L’officiant, en se référant à la tradition, essaye de mimer, avec les gestes, l’instant où son Dieu, son Gourou, son Maitre Spirituel, accomplit le premier miracle, il y a très longtemps. Le geste rituel essaye d’évoquer à nouveau la mémoire de ce qu’il fut un temps.
Le geste était lié à la nature du miracle?
Il était lié également aux mots prononcés?
De ces questions nait l’idée que l’acte et la parole, associés, produisent la même situation qui, réalisée pour la première fois par l’Enchanteur il y a longtemps, a conduit à bon terme cette transformation de l’Univers que nous appelons miracle.
Cette idée, néanmoins, réduirait la Magie à un simple mécanisme d’action et réaction lié, comme d’habitude, à un algorithme mathématique.
Mais ce n’est pas le cas, parce que la Magie a une multitude de voies, et non pas une seule voie préétablie pour atteindre son but.
Il en demeure cependant que la magie n’étant pas pour tous (bien qu’étant à la porté de tous – N.d.A. ), ceux qui assistent au miracle comprennent peu de ce qui se passe et en saisissent uniquement la partie extérieure, à la quelle ils associent, justement, une simple acception esthétique. Pendant que le Christ lève sa main Lazare ressuscite? Eh bien, si je veut ressusciter quelqu’un il faut que je lève aussi ma main au ciel.
Le raisonnement serait correct si c’était la main levée qui aurait sauvé Lazare de la mort, mais ce n’est pas le cas ni cela pourrait être ainsi.
Le geste exécuté ou le phonème prononcé à niveau archétypique possèdent une signification tout à fait différente.

Le Geste: manière divine et humaine de communiquer, où l’humain et le divin sont une seule chose et utilisent le même langage

Le miracle a été accompli par l’archétype, suivons donc le parcours.
L’Enchanteur est en mesure d’émettre et de lancer des archétypes, qui sont les véritables baguettes magiques de la magie. Mais l’archétype est tout simplement une forme d’onde contenue dans un « paquet », qui interfère géométriquement avec l’Univers Virtuel des champs électrique, magnétique et gravitationnel, produisant sur ces derniers une altération.
Altération qui, nous ne devons pas oublier, est relative à la virtualité, car la réalité est immuable!
La réalité virtuelle appartient à l’Enchanteur, tandis que la réalité réelle appartient, en quelque sorte, à celui qui a créé la réalité virtuelle.
L’archétype qui se développe dans notre esprit agit sur la forme des choses et produit donc aussi le geste de l’Enchanteur; de plus les phonèmes qu’il émet ne doivent pas être considérés comme une séquence de mots, probablement sans aucun sens, mais doivent être d’abord acquis par notre psyché comme sons et vibrations et ensuite interprétés, comme les geste d’ailleurs, à niveau émotionnel et rien de plus.

L’acte et le phonème modifient la réalité

Il ne faut pas trop s’étonner, parce que des événements semblables se vérifient tous le jours, malgré notre esprit d’observation distrait.
Un simple geste peut changer notre comportement et nous montrer le milieu qui nous entoure de manière complètement différente. Le geste peut être accompli par nous ou par celui que nous avons devant nous, mais change d’un seul coup notre interaction avec le milieu.
Faisons un exemple: l’interlocuteur que vous avez devant vous, pendant qu’il vous parle aimablement, vous dit que c’est VOUS qui avez fait une telle chose et en vous disant CELA, il pointe lentement son doigt CONTRE vous.
Vous verrez votre état d’âme changer immédiatement, votre regard se lèvera de lui pour aller se poser sur son doigt, ensuite à nouveau sur lui et encore sur son doigt… votre fréquence cardiaque augmentera légèrement et vous ressentirez la pièce oùvous êtes plus étroite qu’au début.
Qu’est-ce qui se passe?
Rien: une simple magie a modifié les quelques paramètre du milieu, altérant votre état de perception du milieu même. Le milieu s’est modifié, qui est donc de la façon dont vous le percevez et non pas comme il est en réalité, parce que la réalité est virtuelle.
Prenons une note musicale et jouons là sans cesse; nous découvrirons qu’il y a des notes que nous ressentons agréables et d’autres désagréables. Les deux genre transforment la perception du milieu qui nous entoure.
Nous découvrirons ensuite que le fait d’observer les couleurs produira en nous le même effet.
Le geste est sans doute une posture représentable par une icône, mais il contient des informations symboliques dont l’archétype générateur est lu par notre inconscient, qui en résulte modifié, au point de percevoir le milieu même de manière différente.
Pour résumer, le milieu, dont je suis partie intégrante, en résultera modifié (je fais partie du milieu, donc je suis en partie le milieu – N.d.A.).
De la même manière fonctionnent la chromothérapie ou la musicothérapie. Le miracle est accompli par les archétypes qui sont générés et lus par notre inconscient, archétypes qui produisent aussi, sur notre corps, la décision d’assumer certaines postures, ou émettre certains sons, ou bien de peindre un tableau avec certaines couleurs plutôt que d’autres.
Tout cela produit le bon archétype ou nous aide à le produire.
Heisenberg ne disait donc pas que observable et observé se modifient réciproquement?
Les archétypes opèrent continuellement et les mutations se vérifient dans notre tête avant même que dans le milieu. La mutation se vérifie parce que on travaille sur une chose qui peut muer et, si cette chose était totalement réelle, aucune mutation serait plausible ni possible.
Einstein, sans s’en apercevoir, étudie une théorie sur cet argument qui, ce n’est pas par hasard, il appelle Relativité, dans la quelle il soutient que toute chose que nous observons nous apparaît différente uniquement si elle bouge de façon différente.

Mondes réels, mondes virtuels et nombre d’archétypes

Le moment est venu d’approfondir dans le détail le concept de ce que nous appelons virtuel et réel:
Dans notre Univers, d’après la Théorie du SuperSpin, (pas encore complètement publiée), existeraient quatre « axes » qui décrivent la réalité: Espace, Temps, Énergie et Conscience.
Vous pouvez de suite constater qu’il y a un axe imprévu, qui introduit la Conscience comme un nouveau paramètre physique.
Cet axe s’avère nécessaire pour développer toute la théorie du SuperSpin et pour donner explication à certains phénomènes qui, autrement, resteraient entièrement incompréhensibles.
Toute la théorie se fonde sur la description de ces quatre paramètres au moyen d’un opérateur mathématique-géométrique appelé rotation.
Ce paramètre nous permet de « voir » un « point », ou pour mieux dire, un « lieu de points » situé dans notre Univers, uniquement parce que il est mathématiquement descriptible à travers une rotation autour d’un axe.
Si le « lieu de points » tourne autour des axes de l’Espace, du Temps et/ou de l’Énergie, il produira un champ électrique, magnétique, et/ou gravitationnel.
Du point de vue de la Physique classique déjà Tullio Regge, au Politecnico de Turin, avait décrit la même chose à l’aide d’une « chaine », une sorte de lacet vibrant, essentiellement une onde ou « paquet d’information », qui, en fonction de son comportement géométrique, pouvait porter soi- même, c’est à dire l’information qui lui était liée, vers d’autres endroits de l’Univers, interagissant avec celui-ci.
Le lieu de points de l’espace qui tourne sur soi-même est, autrement dit, une autre vision de la chaine, où la rotation est quantifiable à travers des fonctions sinusoïdales qui identifient des ondes pourvues d’amplitude, fréquence et phase bien établies.
Pour la théorie du SuperSpin, dans notre Univers ont été postulés sept niveaux énergétiques parallèles, liés entre eux en cône et unis en un huitième point que le physicien Tipler identifierait comme « point OMEGA » (La Physique de l’Immortalité).
Chaque niveau énergétique possède trois axes: Espace, Temps et Énergie; sept niveaux multipliés par trois axes fournissent vingt-et-une façon d’orienter une rotation. À ces vingt-et-une façon il faut en rajouter une autre, unique, pour le point OMEGA, en total vingt-deux rotations possibles.

Quelques niveaux de l’Univers d’après le SuperSpin, mis en évidence dans le cône d’existence de matière (en bas) et antimatière (en haut). Au milieu le point Oméga.

Les vingt-deux rotations représenteraient les vingt-deux archétypes fondamentaux, les vingt-deux instructions qui modifient l’Univers en interagissant avec celui-ci, les vingt-deux positions qui peuvent être engagées par la baguette magique de l’Enchanteur quand il accompli une Magie.
Nous retrouvons une trace de ces vingt-deux instructions dans le langage ésotérique de l’alchimiste et dans les vingt-deux Tarots principaux, Arcanes majeurs du dieu Toth.
Nous les retrouvons dans l’oracle chinois I Ching (ou Yi King N.duT.), avec ses 64 (21*3+1) cartes, où le 63 semble indiquer la présence aussi des sous-axes x, y e z prévus par le SuperSpin tant pour Espace que pour Temps et Énergie, pour une description plus détaillée de l’Univers même. Nous retrouvons les 22 archétypes dans le Sepher Yetsirah, ancien texte attribué peut-être à Abraham, voire à son père, où sont décrits les 22 Autiut, les « petits moules », avec lesquels l’Univers aurait été créé.
La légende alchimique, sur ce point, nous dit qu’en réalité les archétypes seraient, en réalité, 21, mais le 22ème aurait, en soi, toutes les informations des 21 premiers.
Cela semble paraitre, en effet, si on regarde le SuperSpin, où l’archétype relatif au point OMEGA, le 22ème justement, contient les instructions géométriques de tout l’Univers, comme le 22ème Arcane des Tarots, le Fou effectivement, qui contient les instructions de tous les autres tarots.
Nous retrouvons aussi les mêmes éléments dans le vieux langage des ordinateurs appelé BASIC, avec ses 22 instructions fondamentales, et dans les 21 aminoacides en séquence de l’ADN, où ce dernier représenterait le 22ème archétype, celui qui contient les instructions pour donner la bonne séquence aux aminoacides, et encore dans les 22 lettres de l’alphabet hébraïque, ou Aleph serait le premier archétype qui contient tous les autres.
Encore une fois, intérieurement aux significations symboliques du monde alchimique, nous trouvons des traces historiques et oubliées du monde magique.
La théorie du SuperSpin attribue la création de l’Univers à l’Unique Axe existant et rotatif, celui de la Conscience.
L’être éternel auquel cet axe est dû a acquis conscience de soi, mettant en action une opération qui, avec un bon marge d’approximation, pourrait être décrit, mathématiquement, comme une rotation, avec même une « vitesse angulaire » caractéristique.
La conscience sait d’exister, mais ne sait pas comment elle est faite. Elle crée par conséquent, dans l’ordre, Énergie, Espace et Temps, qui sont des axes totalement virtuels qui constituent une boite, l’Univers justement, où la Conscience peut se diviser en toutes ses possibilités de rotation (c’est à dire en toutes ses manifestations). Celles-ci, petites parties du tout nées de l’unique souche originaire, peuvent, étant pourvues d’embryons de propre conscience, s’observer réciproquement et comprendre comment elle sont faites.
À la fin de l’Univers le système tri-axial, Espace, Temps et Énergie, se refermera et les composantes rotatives autour à ces axes se reconvertirons en pulsation autour de l’axe de la Conscience. Celui-ci, cette fois-ci, aura acquis aussi connaissance de toutes les parties qui le composent, qui retournerons a se composer en l’unique chose qui existe, reversant en elle leur contenu de connaissance.
Voilà que l’idée de l’axe de la Conscience se manifeste clairement, du moment qu’elle existera toujours, avant, pendant et après l’Univers, et a créé les autre trois axes, qui paraissent entièrement virtuels, donc manipulables comme on veut.
Mais manipuler ces axes signifie manipuler Espace, Temps et Énergie, c’est à dire les champs électrique, magnétique et gravitationnel: pour abréger, faire des miracles.
Pour faire des miracles on a besoin des archétypes, qui doivent être envoyés dans l’Univers avec des modalités géométriques précises, mais pour faire cela il faut une impulsion initiale.

L’acte de volonté.

Le premier acte de volonté accompli a été celui de créer la virtualité de notre Univers et celui qui l’a accompli a été le premier Enchanteur de l’histoire.
Je trouve particulièrement intéressante la constatation que, pour accomplir un miracle, nous n’avons pas besoin ni d’Espace ni de Temps ni d’Énergie: la Conscience de Soi suffit!
L’acte de volonté accompli par l’Enchanteur créateur avait comme objet sa propre connaissance, ainsi que les actions accomplies par les alchimistes.
C’est l’axe de la Conscience qui donne forme à l’archétype et l’envoie dans l’Univers, en tant que instruction qui modèle la Virtualité du système formé par Espace, Temps et Énergie.
Mais l’homme n’est pas le Créateur et pour faire l’Enchanteur il doit avoir conscience de soi; il est légitime alors de se demander d’où vient la conscience.
Dans l’Univers du SuperSpin nous avons une structure tétraédrique, qui rappelle de près l’ancienne vision de l’homme de la MerKaBa babylonienne.

Les étude menées employant les techniques d’hypnose régressive m’ont conduit à la constatation que l’homme semble composé de quatre parties fondamentales, que j’ai appelé, respectivement, âme, Esprit, esprit et corps. (Note du Zorgonaute: l’esprit peut sans doute être associé au mental)

Il s’agit d’une dénomination arbitraire, à la quelle sont associées les significations suivantes:
• l’âme est formée de Conscience, Énergie et Espace
• l’Esprit est formé de Conscience, Énergie et Temps
• l’esprit est formé de Conscience, Espace et Temps
• le corps est formé d’Espace, Temps et Énergie

Le corps, tout seul, est une coquille vide, un récipient de cette trinité qui, parlant avec le lexique alchimique, Jésus appelle Père, Fils et Esprit.
Pendant quinze ans de travail fondé sur l’hypnose régressive appliquée à un nombreux groupe de sujets, mâles et femelles, d’age compris entre 15 et 50 ans, les résultats obtenus ont été, essentiellement, toujours les mêmes, de plus ils sont identiques aux descriptions faites dans les traditions de l’ancien Égypte, auxquelles de nombreux cercles de la franc-maçonnerie s’inspirent. Les anciens Égyptiens, pratiquement, avaient une idée de l’être humain identique à celle que nous
retrouvons, au troisième millénaire, avec notre conformation mentale entièrement galiléenne ou presque.
Grâce à ces techniques, en particulier, il semble possible isoler la conscience de l’âme, qui, n’étant pas caractérisée par l’axe du temps, se dit être immortelle.
On doit par conséquent à l’axe de la Conscience présent dans l’esprit, ou dans l’âme ou bien dans l’Esprit, l’expression d’un acte de volonté qui produit l’archétype, qui accomplit le miracle.
Pour qu’une magie s’accomplisse il faut avoir grande conscience de Soi, parce que uniquement de cette façon un peut obtenir un acte de volonté conscient qui produise le miracle.
Qu’est-ce qui se passe, aujourd’hui, quand nous nous trouvons face à des phénomènes de type paranormal?
Les gens crient souvent au miracle et la personne responsable ne sais même pas comment elle l’a pu obtenir.
La magie produite ne sert à rien si elle a été obtenue sans conscience et à quoi bon de la produire si on a pas conscience de soi?

Le miracle plus convoité, la magie plus sophistiquée:
La résurrection de Lazare, peinte par Caravaggio

Hypothèses sur l’âme

Nous devons nécessairement voyager en arrière dans l’histoire, si nous désirons comprendre ce qu’est un Enchanteur et comment il fait des magies. Magies qui sont pour l’Église les miracles et pour la Science les expériences scientifiques, et peuvent se faire uniquement si on possède une vision platonique de l’Être Humain.
Cette conception ne considère pas l’homme en deuxième plan par rapport aux Dieux, livré aux forces de la nature, esclave de la religion ou du raisonnement, mais considère l’Homme en mesure de se rejoindre à l’Univers dont il est lui-même partie intégrante, pour bénéficier de tout son potentiel.
Platon parle de l’âme comme une chose qui fait partie de l’homme même, non pas comme une chose inexistante, comme soutient la Science, ou comme une chose donnée par Dieu, comme soutient l’Église.
Platon nous dit clairement que l’âme n’est pas personnelle, mais personnalisée, parce que celui qui l’a, possède, en réalité, une partie d’une entité unique.
L’âme est universelle et immortelle, non pas pas privée, comme soutient l’Église Catholique.
L’âme est cette « chose » qui, décrite d’abord par Plotin, ensuite par Jung et donc par Hillman, nous permet de faire des miracles à travers l’axe de sa Conscience.

Plotin écrit dans ses Ennéades:

L’homme est un composé d’âme et de corps: il peut s’aplatir sur la dimension corporelle ou bien s’élever à celle de l’âme. L’âme et le corps deviennent ainsi deux manière d’être: le premier nous donne la liberté, le deuxième nous met en commun avec les bêtes.

Nous disons de souffrir quand notre corps souffre. Le nous indique donc deux choses: ou la bête rajoutée (à l’âme) ou se qui se trouve par dessus la bête: la bête est le corps vivant. Tout à fait différent est l’homme vrai et pur de ces (passions bestiales), détenteur des vertus intellectuelles, qui résident en l’âme même séparée: effectivement, même ici-bas, elle peut se séparer (du corps), parce que, quand elle l’abandonne définitivement, cette (vie) qui se dégage d’elle s’en va (avec l’âme) et
l’accompagne. […]

Jung s’exprime ainsi:

Le milieu à partir du quel l’âme tire ses ressources est la vie naturelle. Celui qui ne la suit pas reste à sec et en l’air. Pour cette raison beaucoup d’hommes deviennent arides avec l’age: ils se tirent en arrière, avec une peur secrète de la mort dans le cœur. Ils se soustraient, du moins psychologiquement, au processus de la vie; comme la statue de sel de la mythologie, il se tournent encore avec vivacité aux souvenirs de la jeunesse, mais perdent tout contact vivant avec le présent. Dans la deuxième partie de l’existence reste en vie uniquement celui qui, avec la vie, veut mourir.
Parce que ce qui se passe pendant l’heure secrète de la mi-journée de la vie est l’inversion de la parabole, la naissance de la mort. La vie après cette heure ne veut plus dire ascension, développement, augmentation, exaltation vitale, mais mort, du moment que son but est la fin.
« Méconnaitre son propre age » signifie « se rebeller à sa propre fin ». Les deux sont « ne pas vouloir vivre »; du moment que « ne pas vouloir vivre » et « ne pas vouloir mourir » sont la même chose. Devenir et passer se trouvent sur la même courbe.

Et ainsi Hillman:

« …l’homme est peu de chose, veste froissée sur un bâton, à moins que l’âme ne claque pas des mains et chante, chante plus fort à chaque déchirure de sa dépouille mortelle, ni nous avons autre école de chant qu’étudier les monuments de sa magnificence… »
W.B. Yeats, Sailing to Byzantium

Voici l’épigraphe qui apparaît dans un livre de James Hillman « Re-visioning Psychology » de 1975, le livre du faire âme.

Et moi je dis:

Avoir âme signifie posséder l’axe de la conscience, l’unique axe véritable et réel, qui représente une pièce du Créateur en celui qui la possède et rend, celui qui l’a, un véritable petit Créateur, en mesure de faire des miracles, c’est à dire modifier la virtualité de l’Univers créé, à la barbe des physiciens et des prêtres de nos jours, qui bientôt devrons chercher un autre patron, contrairement à l’homme avec âme, qui lui n’en a pas ni en veut.

Uri Geller plie une cuillère grâce à sa conscience?

Notes finales pour une nouvelles figure de savant

Avec la venue d’Aristote, Platon est mis de coté.
Ce processus se vérifie en occident et non pas en orient, où Aristote n’a jamais mis ses pieds. La pensée orientale est plutôt semblable à celle de Platon et très peu sensible au matérialisme d’Aristote/Galilée.
La pensée d’Aristote est, cependant, pas mal du tout.
Aristote a le mérite de jeter les bases pour les règles de la classification, de la même manière que Galilée a le mérite d’avoir esquissé une méthode de travail en mesure de donner garantie de caractère répétitif, avalisant l’idée de l’existence des règles, mais aussi l’exigence de contrôler son exactitude.
Aristote et Galilée contribuèrent à la compréhension de l’Univers, mais non pas de tout l’Univers, seulement de sa partie virtuelle, c’est à dire de ce qui concerne Espace, Temps et Énergie. Rien ne peut, par contre, leur méthode sur l’axe de la Conscience, parce que cet axe n’a pas de règle, étant lui-même responsable de la Création.
On en déduit logiquement que le système galiléen peut et doit être modifié.
Pour Galilée le fait qu’un phénomène soit observable et reproductible est important, c’est pour cela que nous parlons de « phénomène physique », suggérant, de façon presque subliminale, que tout ce qui est physique est virtuel.
Il y a néanmoins une différence entre la pensée d’Aristote et celle de Galilée: Aristote étudie le passé pour améliorer la compréhension du cosmos dans le futur, Galilée étudie le présent pour prévoir si les phénomènes qui se sont vérifiés dans le passé vont se répéter même dans le futur et, en faisant cela, il construit un pont entre notre passé et notre futur.
Maintenant nous avons besoin de quelqu’un qui étudie le futur, pour comprendre pour quelle raison les choses sont allées de cette façon et comprendre la raison de l’existence humaine.
Mais ce qu’il y a de plus intéressant à mon avis c’est le passé, parce qu’il contient toutes les réponses à nos questions, trois parmi lesquelles sont:

• qui a créé l’Univers et pourquoi,
• que représente l’homme à l’intérieur de la création,
• quel rapport existe t-il ente l’homme et le créateur.

Plusieurs chercheurs ont déjà appliqué cette méthode, sans pourtant s’en rendre compte.
Orwell étudie une civilisation future hypothétique pour comprendre la politique et le développement actuel.
Moi j’étudie les extraterrestres, qui représentent notre futur, pour comprendre ce qu’est et comment est l’homme en réalité.
En réalité, et non pas en simple virtualité.
Ceci, à mon avis, représentera le prochain pas que l’homme devra faire pour modifier ces modèles mentaux désuets dans le but de comprendre soi-même, c’est à dire l’Univers entier.

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Un commentaire pour Corrado Malanga – Magie, mère de science et religion

  1. laurent dit :

    Analyse pertinente. je dirais même paroles d’enchanteur tant on perçoit la qualité intuitive du développement.
    Vous n’avez pas parlé d’intuition, cette part irrationnelle, indépendante de l’expérience, qui nous relie à une connaissance non encore acquise au niveau mental (conceptuel), s’apparentant d’une certaine manière à de la « préconnaissance ».
    En fait, en tant que conscience embryonnaire virtuelle, nous possédons les qualités de la conscience originelle réelle qui est de TOUT connaître « intuitivement », donc y compris soi-même et l’univers entier.

    A vos questions, je réponds:
    1. le créateur de l’univers est une Conscience Pure, sans forme (càd sans espace), sans temps, et avec une énergie indéterminable.
    La nature de cette Conscience est d’ETRE. Mais étant consciente d’elle-même et de sa propre nature immuable d’étant, elle a eu le « désir » ou l’intention de créer une virtualité dans laquelle elle pourrait EXISTER (via le mouvement et l’interaction).
    2.L’homme à l’intérieur de la création est un vecteur de conscience, un réceptacle d’expériences, permettant à la Conscience originelle d’Exister à travers nos « aventures ».
    3. l’homme est une virtualité de la Conscience originelle, un artefact lui permettant d’expérimenter l’Existence. L’homme est à la fois indistinguable du Créateur, et en même temps une condition nécessaire à l’expérience de l’existence. L’homme et l’univers sont en quelque sorte l’expression du voeu de l’ETRE à EXISTER.
    Il existe donc une sorte de statu quo entre le créateur et sa création.

    Toute créature de la création est un enchanteur potentiel puisque nous sommes le créateur vivant au sein de sa création.
    S’il existe des lois et des interdictions dans la création, c’est parce que l’aventure de l’Existence en a besoin pour se réaliser…

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